Pourquoi le DLP n’a plus sa place dans le pare-feu ?

  • Yoann GUEZ, Co-Fondateur SAYSE Yoann GUEZ
  • 24 septembre 2025
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Beaucoup d’entreprises pensent encore que la prévention des fuites de données (DLP) doit être gérée par le réseau ou par leur pare-feu. Pourtant, cette approche est aujourd’hui dépassée, inefficace et parfois même contre-productive. Avec la généralisation du chiffrement (HTTPS, TLS), plus de 85 % du trafic web n’est plus lisible par un pare-feu sans décryptage. Et déchiffrer tout le trafic pose de nombreux problèmes : baisse drastique des performances, risques juridiques (CNIL, RGPD), gestion compliquée des certificats et absence de garantie sur les applications cloud comme Teams, Google Drive ou Slack.

Activer un module DLP directement dans le réseau revient à ralentir toute l’entreprise pour un résultat très incertain. Chaque fichier, chaque flux doit être inspecté, parfois mis en quarantaine, ce qui surcharge le CPU des équipements, augmente la latence et provoque des coupures perçues comme des pannes. Pire encore : même lorsque le pare-feu voit un flux sortant, il ne sait rien de ce qu’il contient, ni qui l’envoie, ni si l’utilisateur est autorisé à le faire. Il voit simplement “un fichier .docx part vers internet”. Il ne voit pas s’il s’agit d’un contrat client ou du menu de la cantine.

Le DLP véritablement efficace ne peut donc pas être géré au niveau du réseau, mais au plus proche de l’usage : sur le poste de travail et dans les applications. C’est pour cela que des solutions comme Microsoft Purview détectent les données sensibles directement dans Word, Excel, Outlook, Teams, OneDrive ou SharePoint. Elles comprennent le contenu, l’utilisateur, le contexte, et peuvent bloquer, alerter ou justifier l’action en fonction de règles métiers. Cette approche est plus intelligente, plus fine et surtout, elle n’impacte pas la performance réseau.

C’est là que WANUP joue un rôle complémentaire. La solution ne prétend pas faire du DLP, car ce n’est pas sa place. En revanche, elle assure une sécurité réseau robuste : filtrage web, blocage d’applications, géofiltrage des IP à risque, IPS/IDS, segmentation des flux et contrôle du trafic. Elle protège le périmètre, sans ralentir le réseau, tout en laissant le traitement des données sensibles à des outils spécialisés comme Purview ou les EDR.

En clair :
Le DLP doit protéger la donnée là où elle est créée et utilisée — pas là où elle transite. Le réseau protège l’environnement, le poste protège la donnée. C’est cette complémentarité entre Microsoft 365 / Purview / Defender et un SD-WAN souverain comme WANUP qui permet d’allier performance, conformité et sécurité réelle.